Les amis de l'orgue et de l'église Saint-Clément de Cherbourg


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Les vitraux


Les vitraux de l’église Saint- Clément de Cherbourg constituent un très bel ensemble de 44 pièces composé de 40 verrières et de 4 rosaces.
Les verrières de la seconde élévation de l’église sont toutes construites sur le même plan. Seules les couleurs dominantes varient d’un vitrail à l’autre. Ces verrières apportent une douce luminosité légèrement colorée et participent à la grande clarté de l’édifice.
Les vitraux des nefs latérales sont plus colorés et également plus travaillés. Ils déclinent chacun une qualité, ou un évènement de la vie de Saint-Clément. Les couleurs dominantes de chaque vitrail se répondent comme un jeu de miroirs d’une nef à l’autre.

Dans les deux chapelles qui forment les bras du transept, des inscriptions accompagnent des objets symboliquement représentés. Les verrières de la chapelle Ouest, déclinent les «vertus» de Saint- Clément; les verrières de la chapelle Est, celles de notre «mère» du ciel, la Vierge Marie.
L’église est construite sur le plan d’une croix latine. Au second niveau, quatre petites rosaces viennent achever l’ensemble. Elles baignent de couleurs très denses les quatre extrémités du bâtiment.

Notre église ayant perdu tous ces vitraux lors des bombardements de la seconde guerre mondiale, Il était urgent de trouver une solution plus esthétique que les verres blancs installés en urgence. La très belle réalisation des ateliers Mauméjean de Paris, mise en place lors des festivités du centenaire de l’église en 1953, permit de réparer les dégâts matériels. Elle permit également de donner de la couleur et de l’espérance aux vies de ceux qui avaient connu l’enfer et le chaos terrestre …

La famille Maumejean
Jules-Pierre Maumejean, premier peintre verrier de la famille fonda en 1860 l'atelier Maumejean à Pau. Il créa également des ateliers en Espagne (Madrid, Barcelone, San Sebastien). Alors que deux de ses fils travaillaient dans le sud de la France (Hendaye - atelier qui n'a pas survécu à deux incendies) et en Espagne (Madrid), un troisième fils, Charles (dit Carl) créa un établissement de mosaïques et de vitraux à Paris. Seuls les étalissement de Paris ont subsisté jusqu'à la disparition de Carl en 1957. Les ateliers Maumejean ont honoré plus de 500 commandes, correspondant à des milliers de vitraux, principalement en France et en Espagne. Une société espagnole, Societad Maumejean de Vidrieras Artisticas, basée à Madrid a repris le flambeau de l'entreprise familiale.

15 mai 2012

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